Je ne puis m'empêcher de me laisser aller
Seul, dans le brouillard, dans les ténèbres, pleurer.
C'est une douce musique, le soir, en se couchant,
Lentement, d'écouter, la mélodie du temps,
Du silence, et de l'homme, ainsi que de sa haine,
Sa haine pour lui-même, être odieux et cruel.
Car l'homme n'est point dupe, il connait ses erreurs,
Mais sa mémoire flanche, et avec grande ardeur,
Les répètes sans arrêt.
Je me demande ainsi si c'est l'oeuvre de Dieu,
Qu'un monde éphémère, condamné par avance,
Ou bien l'oeuvre de son frère, le diable, qui voulut le punir,
Un temps où le seigneur, ne put que s'assoupir.
Une fois le monde créé, et les hommes installés,
Vils créatures meurtrières, passionnées,
Dieu ne put rattraper la folie de son frère,
Et le monde chavira, dans la haine sans pitié...
Et Dieu dans son malheur, isolé par des textes
sacrés, mais assassins, futiles et déplacés,
Après avoir chassé son frère en enfer,
Sombra dans la folie, et jamais n'en sorti.
Ainsi serait le monde dans lequel nous vivons,
Telle est ma religion, bien que cruelle et sombre,
Un monde déchiré, l'oeuvre d'un démon,
Un dieu détruit, qui abandonne la vie,
Les hommes, et toutes ces bétises,
Objectif destruction,
Pour bientôt, mes amis...

